CAP Prisons
Une nouvelle orientation pour cap-classes : handicap, sport et civisme !
Depuis 3 ans et dans le droit fil de sa mission pédagogique, Cap Classes s’est transporté dans plusieurs maisons d’arrêt de la région parisienne, pour y rencontrer les détenus et leur proposer un match de basket en fauteuil. La réinsertion par le sport est essentielle dans l’univers carcéral : la pratique des activités physiques et sportives est inscrite dans les textes législatifs au titre de la mission d’insertion de l’administration pénitentiaire.

Pourquoi ne pas y introduire le basket en fauteuil ? Cap Classes a aussi souhaité y développer son programme mixte en proposant aux détenus la pratique d’un sport encore méconnu, tout en brisant d’inévitables réticences : les installer dans des fauteuils de compétition et les faire s’affronter, à la loyale et sur un terrain, aux meilleurs représentants de la discipline pouvait s’avérer, une véritable gageure…
Le pari a été largement optimisé ! Se défoncer ensemble et vaincre les tabous gravitant autour du monde du handicap, pour se retrouver, sans distinction et à égalité, entre hommes et entre sportifs, avec un ballon, sur un terrain de basket. S’affronter, au cours d’un match, pour mieux se connaître et se respecter.
Mais le message de Cap Classes, là encore, est multiple : introduire le basket en fauteuil au sein d’une prison est en soi un pari ambitieux qui se double ici d’une réelle mission d’éducation civique. Après que le handicap ait été dédramatisé par une mise en situation et une pratique collective, ce même vecteur permet aux détenus de réfléchir et de se questionner quant à leurs propres choix, dans une vie temporairement mise entre parenthèse.
Si le handicap, c’est « à perpet’ » et sans possibilité de « remise de peine » pour bonne conduite, retrouver la liberté et s’y tenir, après une sanction pénale et d’un enfermement est, en revanche, possible… A condition de le vouloir et de prendre à nouveau les bonnes décisions… Pour les détenus concernés par ce programme, la liberté peut être consentie et retrouvée...
Alors que la vie se charge de réserver quelques écueils irréversibles, bien que surmontables, à quoi bon en rajouter en multipliant les écarts. Nul doute que dans ces échanges informels et pédagogiques, « intégration » résonne ici fortement avec réinsertion…
En 2005, les détenus s’étaient associés à Cap saaa pour défendre la candidature française dans le cadre de « PARIS 2012 ».
En 2006, Ryadh SALLEM et son équipe se rendront à la maison d’arrêt de Nanterre pour une intervention et un match de basket qui s’inscriront au sein des nombreuses activités organisées à l’occasion du TELETHON 2006, les 8 et 9 décembre.
En 2007, la sensibilisation a continué avec notamment une visite dans une prison de femmes.

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